CIMETIERE du PERE LACHAISE Paris - 2018
Avec ses quarante-quatre hectares, le cimetière du Père-Lachaise est aujourd’hui le plus grand « espace vert » à l’intérieur de la capitale. Musée à ciel ouvert et lieu de promenade à part entière, il accueille chaque année deux millions de visiteurs venus du monde entier et compte parmi les principaux sites touristiques de la capitale, au même titre que Notre-Dame, le Louvre, la tour Eiffel ou l’arc de Triomphe. Un succès bien singulier si l’on songe à la mauvaise réputation généralement associée aux cimetières, lieux sinistres et lugubres par nature, traditionnellement réservés à la douleur et au recueillement. En 1804, l’idée du cimetière jardin tranche radicalement avec la conception traditionnelle du cimetière : un espace clos, contigu à l’église, réservé à l’inhumation des morts. Sauf pour quelques privilégiés, le lieu de la sépulture demeure anonyme, tous rejoignant la fosse commune. À la fin du XVIIIe siècle, les nouvelles exigences en matière d’hygiène remettent en cause l’existence de ces cimetières intra-muros. En 1785, le cimetière des Saints-Innocents, vaste charnier à ciel ouvert en plein coeur de la capitale, est fermé. Les millions d’ossements sont transférés dans d’anciennes carrières rebaptisées « Catacombes » . Mais il faut attendre le Consulat pour que soit créé un grand cimetière hors les murs. Conçu par l’architecte Alexandre Brongniart et l’archéologue Quatremère de Quincy à la manière d’un jardin à l’anglaise, le Père-Lachaise ouvre ses portes le 21 mai 1804. Le nouveau cimetière met en pratique la nouvelle législation funéraire voulue par Napoléon : il est ouvert au public et même appelé à devenir un lieu de promenade. Espace laïc et universel relevant désormais de l’administration municipale, il accueille tous les citoyens sans distinction de race ni de religion. Les défunts sont inhumés en fosse commune ou dans une « concession », temporaire ou perpétuelle. Ce système de la concession qui permet aux familles d’élever en toute liberté un monument en souvenir du défunt est à l’origine du succès du Père-Lachaise. With its forty-four hectares, the Père-Lachaise cemetery is today the largest "green space" inside the capital. Open-air museum and full-fledged promenade, it welcomes every year two million visitors from around the world and is among the main tourist sites of the capital, in the same way as Notre-Dame, the Louvre, the Eiffel Tower or the Arc de Triomphe. A very singular success if we consider the bad reputation generally associated with cemeteries, sinister and sinister places by nature, traditionally reserved for pain and meditation. In 1804, the idea of ​​the garden cemetery contrasted radically with the traditional concept of the cemetery: an enclosed space, contiguous to the church, reserved for the burial of the dead. Except for a few privileged people, the place of the burial remains anonymous, all joining the mass grave. At the end of the 18th century, new hygiene requirements called into question the existence of these intramural cemeteries. In 1785, the cemetery of Saints-Innocents, a vast mass grave open in the heart of the capital, is closed. The millions of bones are transferred to former quarries renamed "Catacombs". But we must wait for the Consulate to create a large cemetery outside the walls. Designed by architect Alexandre Brongniart and archaeologist Quatremère de Quincy in the style of an English garden, Père-Lachaise opens its doors on May 21, 1804. The new cemetery puts into practice the new funerary legislation desired by Napoleon: it is open to the public and even called to become a place for a walk. A secular and universal space now under municipal administration, it welcomes all citizens regardless of race or religion. The deceased are buried in a mass grave or in a "concession", temporary or perpetual. This concession system that allows families to raise a monument in complete freedom to remember the deceased is at the origin of the success of Père-Lachaise.
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